6 version 2

Mes mains se resserrent de plus en plus autour de ton cou.
Tes paupières sont closes et du sang coule sur tes lèvres pour délicatement perler sur mes mains assassines.
Tu n'aurais jamais dû la laisser entrer dans notre lit.
Et, ce soir là, quand je suis rentrée, je vous ai vue.
La porte n'était que mi-close et la lumière filtrait dans le salon, inondait vos corps et me laissait entrevoir l'abomination.
Tes mains et tes lèvres se promenaient sur son corps cambré par le désir.
Elle te suppliait d'aller plus loin et tes doigts entamèrent le voyage jusque ses cuisses, ta doigtée délicate mise à contribution pour une autre.
Tu effectuais un mouvement de va et vient si rapide que son corps en devenait fébrile et elle transpirait le plaisir et la luxure en quelques secondes.
Elle était en transe. Presque au septième ciel.
Des mots salaces traversaient ses lèvres alors qu'elle atteignait l'orgasme.
Ses paroles semblaient t'exciter si bien que je pu apercevoir un frisson parcourir ton corps.
Puis sa main pris possession de ton intimité.
Sa langue sa fraya un chemin entre tes seins, traversa ton ventre rougi par le soleil et s'attarda sur ton clitoris te procurant une vague de plaisir qui fit plier ton corps.
Elle continua ce qu'elle avait à faire jusqu'à l'orgasme.
Une fois vos caresses terminées, l'horreur accomplie, j'entendis mon nom traverser tes lèvres dans un petit rire et elle, te répondre presque innocemment.
C'en était de trop.
Je repartis avec un arrière goût de dégoût, de hargne, de colère et de vengeance dans la bouche.

Mais, désormais, ton corps m'appartient...

...Quant à ton c½ur, je me demande encore si tu en avais un...


Mais une seule chose est sûre, je t'ai aimé.

# Posté le jeudi 21 juin 2007 07:26

6 version 1

Mes mains resserrent toujours ton cou.
Tes paupières sont closes et du sang coule sur tes lèvres pour finir sur ces mains assassines.
Tu n'aurais jamais du la ramené dans notre lit.
Ce soir là, quand je suis rentrée, je vous ai vu.
La porte n'était qu'a demis close.
Tes mains et tes lèvres se promenaient sur son corps cambré par le désir.
Elle te suppliait d'aller plus loin et tes mains finirent leur voyage entre ses cuisses.
Tu effectuais un mouvement de vas et viens si rapide que son corps en devenu fébrile et transpirant dans les cinq seconde qui suivirent.
Elle était en transe.
Des mots salaces traversaient ses lèvres alors qu'elle atteignait l'orgasme.
Ces paroles semblaient t'exciter si bien que je pu apercevoir un frisson parcourir ton corps.
Puis sa main pris possession de ton intimité.
Sa langue sa fraya un chemin entre tes seins, traversa ton ventre rougi par le soleil et s'attarda sur ton clitoris te procurant une vague de plaisir qui fit cambrer ton corps.
Elle continua ce qu'elle avait à faire jusqu'à l'orgasme.
Une fois vos caresses terminées je fus surprise de vous entendre parler de moi.
C'en fut trop.
Je repartie avec une lueur de dégoût, d'hargne, de colère et de vengeance dans les yeux....

Maintenant ton corps m'appartient.....


.....Quand à ton c½ur, je me demande encore si finalement tu en avait un.....


Mais une chose est sur, je t'aimais.
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# Posté le jeudi 21 juin 2007 07:24

5

J'avais fermé les yeux, j'écoutais ton souffle saccadé troubler le silence de la nuit. Je m'imprégnais de ton plaisir, discrètement, te laissant croire à mon sommeil factice. Ton coude en bougeant s'enfonçait dans mes côtes, brutal ; ta respiration se faisait de plus en plus forte. Je sentais ton c½ur s'accélérer, ton corps se cambrer longuement. Tu étais à côté de moi, profitant de ma torpeur pour t'octroyer un instant de jouissance. Je me retournai doucement pour t'observer dans la pénombre.
Tu étais en sueur, ton visage crispé par l'effort couvert de perles minuscules, glissant le long de tes joues pour finir sur tes lèvres. Tes doigts effectuaient de nombreux va-et-vient dans ton corps, et ta bouche entrouverte réclamait des baisers. Je me suis joint à toi, rampant sur les draps, maladroite. Tu as sursauté légèrement, surprise, incapable de t'arrêter. Lentement je recouvrai ta peau humide de baisers enfiévrés, ma langue se déroulant autour de tes formes, s'attardant sur ton clitoris ... ma main rejoignit la tienne, la saisit fébrilement. Tu me supplias de continuer, lascivement je poursuivais mes mouvements langoureux. Ton corps n'était plus que frisson, tes gémissements extatiques m'encourageaient ...Dans un dernier sursaut tu as atteint l'orgasme ... Je t'ai senti frémir, puis tu t'es rallongée tranquillement, dos au mur, ton visage enfoui dans mes cheveux et tes doigts entrelacés aux miens. Je t'ai embrassé sur le front et contemplé un instant .. Rapidement, tes paupières se sont closes et tu es replongée dans tes songes .. Un ange abandonné aux délices de luxure.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 14:08

4

Baise-moi. Ne me lance plus ce regard, là, désolé, ne souris plus, je m'en fous de ta pitié. Donne moi un peu de chaleur. N'y vas pas en douceur ; je n'aime plus ces délicatesses satinées, le c½ur qui bondit à chacune de tes paroles, et cetera. Je me fous de tout. Je veux ; le plaisir par la souffrance, et la mort par l'amour, et vice-versa. Ne vacille pas sur tes pieds comme ça ; balance tes fringues n'importe où, il y de la place, il n'y a que ça. Je t'attends déjà, tu vois. C'est une grande pièce vide, et tu as tout, choisis : le mur, le sol, même le rebord de la fenêtre ? Allez.
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# Posté le mercredi 20 juin 2007 07:18

3

L'eau est glacée, ton corps brûlant. Je m'érafle aux contrastes bouillonants du plaisir. Tu me bloques contre la paroi de la douche et entre en moi avec violence, notre sueur est engloutie dans les remous du liquide transparent, deversé dans la bouche d'évacuation comme tu te décharges dans la mienne. Tu me fais mal, c'est une jouissance absurde, je suis en quête de toi et pourtant je te repousse de toutes mes forces. C'est un viol consentant, d'une brutalité délicate : tout est prévu. Tu retrousses les lèvres et tes dents blanches, acérées, éclatantes, frottent ma peau, de ma joue jusqu'à mon épaule, provoquant mes premiers gémissements. Ta main s'aggripe fermement à mes hanches, tu te retires doucement pour me pénétrer encore, à l'improviste. Je plante mes ongles dans la racine de tes cheveux, je te les arrache presque et toi de tes crocs adorables tu déchirent férocement ma nuque. Je tremble convulsivement, sous la douleur de tes à-coups, et du désir que tu me procures à contrecoeur. Tu fais tout de travers, tu me prends n'importe comment, me retourne et me projette au sol pour m'imposer tes actes humiliants, je pleure et la pluie déssalée ruisselle sur mon corps souillé, comme je t'aime ! Je m'arrache à une énième étreinte et coupe brusquement le robinet. Le sang s'écoule entre les rainures blanches, il se dilue peu à peu dans l'eau puis disparait totalement au centre de la cabine. Tu poses tes doigts hésitants sur mon poignet, je me dégage aussitôt. Je me retourne et une larme s'échappe de ta paupière gauche, tu es un connard : je te le dis. J'ouvre brusquement la porte coulissante et pars m'allonger sur le lit. Mon visage enfoui sous la couette blanche, mes chevilles battant furieusement dans l'air, je sanglote. Tu arrives silencieusement derrière moi et t'allonge sans un mot à mes côtés. Ton bras encore chaud effleure ma colonne vertébrale, s'arrête sur mes reins, tu me caresses fébrilement. Les yeux fermés je me colle à toi, je me réfugie dans la tiédeur rassurante de ton corps. Tu me serres tendrement. J'ai toujours mal, mais mon unique certitude porte ton nom. Tu m'embrasses et je dérive ; la dernière goutte s'évapore contre le métal froid de la douche.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 07:16